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A L'AUTOMNE DES ANS

Voici que pointe au loin cet automne des ans
Où tu vieilliras seul au pays des bruyères,
Mais les genêts en fleurs et les roses trémières
Exhaleront toujours des senteurs de printemps.

La Maison du Bonheur, en sommeil trop longtemps,
Ouvrira grand ses yeux chavirés de lumières.
Tout un peuple d'oiseaux pépiant des gouttières,
Troublera de frissons l'eau verte des étangs.

D'autres saisons d'amour éblouiront ta route !
Ne blesse pas ton coeur aux épines du Doute,
Et renais à la paix comme aux beaux jours d'antan.

Mais s'il n'est pas d'oubli... reviens près du Calvaire,
Aux pieds du Christ rouillé que "lutine Satan",
Fleurir le Souvenir d'une rose dernière !