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Un seul être vous manque...
et tout est dépeuplé !
(A. DE LAMARTINE)

JE NE SAVAIS PAS, MAMAN !

Non ! je ne savais pas maman
Que tes cheveux étaient tout blancs !
Que ta peau douce et satinée
Au fil des ans, s'était fanée !

Non ! je ne savais pas maman
Que la Nuit dormait en tes yeux,
Et voilait d'ombre ce visage...
Tout mouillé des baisers du vent,
Celui de ta petite enfant !

Non ! je ne savais pas maman
Qu'à l'aube riante de mai,
Ton coeur, avec LUI... se mourait !
Que ton fardeau de solitude
Courbait ton front, de lassitude !

Non ! je ne savais pas, maman !
Si Dieu voulait que tu reviennes
Ô doux refuge de mes peines...
Partager ce Chemin de Croix
Que tu gravis, seule, autrefois ?

Le Monde est froid sans la Prière !
Pourrait-on vivre sans Lumière ?
Et de t'aimer... il n'est plus temps !
Si l'on pouvait comprendre... AVANT ?